
Angelo Idi, sacristain de l'église de San Francesco à Vigevano (Pavia, Italie) - photo: Sacchiero
Les fidèles ont été quelque peu étonnés quand leur sacristain Angelo Idi, 51 ans, les a accueillis accoutré ainsi devant leur église de San Francesco. Avec une croix-gammée: il arborait un brassard nazi.
“C’est une honte” a été le cri unanime des paroissiens.
Sacristain depuis 5 ans, Idi ne comprend pas et commente, visiblement surpris: “J’ai fait usage de ma liberté d’expression. Nous sommes dans un pays encore libre ou non?“
Erika Camasso, qui reporte les faits pour le Corriere della Sera de Milano, souligne que ceux-ci sont aggravés, si besoin était, par la date choisie: le mardi 21 avril, journée de commémoration de la Shoah, en mémoire des 6 millions de victimes exterminées par le national-socialisme…
“Vraiment je ne le savais pas, mais en tout cas je n’ai pas l’impression que ces dernières années les israeliens aient été très tendres avec les palestiniens (…) Oui, je suis d’extrême-droite et j’en suis fier. Je me sens être le porte-parole des Brigades Noires, des jeunes combattants de la république de Salò qui n’ont pas bradé leur honneur et leur patrie, comme l’ont fait au contraire ceux qui, se définissant combattants, ont conduit une guerre fratricide (…) Dans l’Église je donne mon maximum. Et puis combien de bons catholiques votent à gauche et combien se sont exprimés en faveur de l’avortement?“
Angelo Idi aurait aussi écrit une lettre au journal trimestriel “La Legione” afin de présenter les excuses de l’Italie à la famille Mussolini.
Ce matin, l’évêque Baggini n’avait rien à déclarer au sujet et le prêtre de la paroisse, Paolo Bonato, ne répondait plus sur son portable.
Finalement dans l’après-midi est tombé un communiqué [1] annonçant que le diocèse se dissocie complètement de son “employé” et qu’une procédure a déjà été lancée contre lui, soulignant la préoccupation pourr le dommage porté à l’image du diocèse, mais que le fait ne devait pas empêcher de fêter dignement demain 25 avril, fête nationale, la libération de l’Italie du nazifascisme.
_a&c_
Source: Il Corriere della Sera (Erika Camasso)




